Production agricole et transformation Production agricole et transformation

Introduction à la thématique

Liste des parcours

Parcours 1 : Agriculture Durable et Production Intégrée
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Parcours 2 : Agriculture Biologique
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Parcours 3 : Protection des Cultures
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Parcours 4 : Gestion Intégrée des Bioagresseurs
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Parcours 5 : Sécurité et Bonnes Pratiques Phytosanitaires
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Parcours 6 : Conservation, transformation et conditionnement des fruits et légumes
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Informations additionnelles

Introduction à la thématique

De nombreux pays d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique doivent répondre d'urgence aux besoins engendrés par la croissance du nombre de consommateurs, au changement des rapports entre urbains et ruraux et aux nouvelles habitudes alimentaires de ces urbains. Les États doivent aussi réduire la sous-alimentation, essentiellement rurale, et répondre à des défis tels les dérèglements climatiques, l'accès au sol, les conflits, les réfugiés. La durabilité des pratiques agricoles, et du « système alimentaire » dans son ensemble, doit être un objectif pour répondre à ces défis.

L'introduction dans les pays du Sud d'un modèle de production intensif, basé sur la mécanisation, la lutte chimique, les engrais et la monoculture, la qualification de la main d'œuvre, a fortement contribué à relever la productivité et à améliorer la rentabilité de la filière horticole ACP. En devenant compétitive sur les marchés internationaux, celle-ci s'est développée dans de nombreux pays. Malheureusement, comme dans les pays occidentaux, cette intensification conduit à des effets indésirables sur le milieu, notamment au niveau des sols qui peuvent se dégrader. Un bilan objectif est urgent, et il doit pouvoir être dressé par les experts et les agriculteurs locaux. Au fur et à mesure que les risques liés aux pratiques agricoles (comme la lutte chimique) seront analysés et mesurés, le système de production pourra être corrigé pour devenir plus durable.

Il convient donc de renforcer la capacité des exploitants agricoles d'analyser les risques engendrés par de mauvaises pratiques, pour réagir aux pressions du marché et aux exigences environnementales, et de les aider à développer des entreprises robustes et résilientes basées sur des systèmes intégrés de production et de protection des cultures.

Le COLEACP dispose d'un Système d'auto-évaluation de la durabilité. C'est un outil de gestion d'entreprise pour les producteurs et fournisseurs de fruits et légumes basés dans les pays ACP. Les opérateurs de la chaîne de valeur peuvent l'utiliser pour prévenir les mauvaises pratiques, intégrer les bonnes pratiques et consolider la viabilité financière de leur activité. Grâce à la connaissance approfondie des impacts des pratiques agricoles sur la durabilité, l'adoption de nouvelles méthodes de production, plus durables, sera plus facile et plus rapide.

Les profits générés par cette mutation vers plus de durabilité comprennent non seulement des gains économiques (réduction de l'emploi des intrants, valorisation des sous-produits, recyclage de la matière organique…), mais aussi une stabilité environnementale et des bienfaits sociaux. C'est pourquoi la préservation des sols, l'économie en eau et en énergie, le renouvellement des ressources, la lutte contre la déforestation ou le maintien de la biodiversité sont au cœur de la lutte contre la pauvreté. Le changement peut même être radical quand les producteurs convertissent leurs exploitations à l'agriculture biologique, car ces agriculteurs comprennent bien mieux les ressources naturelles qu'ils gèrent et comment celles-ci influent sur leurs entreprises.

Pour aborder tous ces aspects très différents, le cours en « Production agricole et Transformation » a été structuré en 5 parcours. Chaque parcours est lui-même divisé en deux niveaux : un niveau intermédiaire qui vous permettra d'aborder le sujet, de comprendre les grands principes et fondements, sans entrer dans tous les détails de mise en œuvre. La réussite d'un test vous donnera accès au niveau avancé. Au niveau avancé, vous pourrez progresser dans la compréhension du sujet et aborder les aspects plus concrets et plus pratiques de la mise en œuvre (ex : détails des étapes à suivre, planification des opérations, procédures à suivre, rapportage des résultats…).

Si l'ensemble des 5 parcours permet d'atteindre un niveau d'information très étendu en « Production agricole et Transformation », chaque parcours représente un tout et peut se suffire en lui-même.

Les cadres d'entreprise responsables de la production, y compris biologique

Cette thématique concerne tous les cadres des entreprises ACP (« les opérateurs ») qui sont responsables de la production (conventionnelle ou biologique), de la protection de la récolte, de son transport et du conditionnement des produits exportés. Ils sont notamment chargés de veiller au respect des règles générales d'hygiène, de surveiller la sûreté de leurs procédés de production, de récolte et de conditionnement, de veiller au respect des cahiers de charges et de vérifier, grâce aux documents qui accompagnent leurs produits, la conformité et la traçabilité des lots qui sont mis sur le marché.

Définition de la cible : cadres des entreprises chargés d'une responsabilité dont les enjeux sont la conformité réglementaire des lots de produits (directeur d'exploitation ; chef de cultures ou responsable de production ; responsable de la qualité et traçabilité ; chef de stations de conditionnement… selon l'organigramme de chaque entreprise) et le respect des cahiers de charges (ex : A.B.).

Justification : les chefs de production sont responsables du choix des méthodes de production et de protection des cultures (méthodes chimiques ou alternatives). Ils doivent veiller au respect des Bonnes Pratiques Agronomiques et Phytosanitaires (production durable, règles d'hygiène et de sécurité pour leur personnel, règles de stockage, respect de l'environnement, etc.). Ils doivent aussi s'assurer de respecter la législation locale sur les PPP et les normes (LMR) pour les produits récoltés, mais aussi les exigences des normes volontaires privées (NVP) adoptées. La mise en place d'un dispositif de surveillance/d'autocontrôle et la traçabilité des opérations au niveau des exploitations vient en complément des activités générales d'inspection par l'A.C. et nécessite une formation sur les principes de production et de protection des cultures.

Compétences renforcées :

  • Gérer les unités de production de façon à réaliser les exigences de productivité et de rendement, tout en prenant en compte l'évolution des exigences réglementaires et commerciales (notamment durabilité)
  • Assurer la continuité des opérations, la conformité de production aux normes d'hygiène et de qualité et la traçabilité
  • Faire évoluer et améliorer constamment les moyens de production et la durabilité des pratiques
  • Collecter et interpréter des données pour piloter l'entreprise, mesurer les écarts par rapport aux objectifs de durabilité assignés par la stratégie de l'entreprise et à la rentabilité de l'entreprise
  • Organiser et animer une formation interne pour renforcer les compétences du personnel de production
Les cadres ou les agents des services publics responsables de la protection des cultures et des traitements phytosanitaires

Cette thématique concerne tous les cadres intermédiaires des entreprises ACP (« les opérateurs ») ou les agents phytosanitaires qui sont spécifiquement responsables de la protection des cultures (avant le semis, pendant la croissance et après la récolte) et de l'élimination des organismes nuisibles. Ils sont notamment chargés de surveiller les parcelles pour détecter la présence de bioagresseurs (dont les organismes nuisibles réglementés) et, par des observations et des comptages, déterminer si les seuils sont atteints (dépassement du seuil économique de dommages ; ou simple présence dans une parcelle ou dans un lot).

Définition de la cible : cadres des entreprises ou agents phytosanitaires chargés d'une responsabilité dont l'enjeu est la conformité réglementaire des lots de produits (responsable de production ; responsable de la protection des cultures… selon l'organigramme de chaque entreprise ; agents phytosanitaires chargés des traitements pour éliminer un O.N.).

Justification : les cadres ou les agents phytosanitaires responsables des traitements font le choix des méthodes de protection des cultures (méthodes chimiques ou alternatives). Ils doivent veiller au respect des Bonnes Pratiques Phytosanitaires (règles d'hygiène et de sécurité pour leur personnel, règles de stockage, respect de l'environnement…). Ils doivent aussi s'assurer de respecter la législation locale sur les PPP et les normes (LMR) pour les produits récoltés. La mise en place d'un dispositif de surveillance/d'autocontrôle et la traçabilité des opérations au niveau des exploitations vient en complément des activités générales d'inspection par l'A.C. et nécessite une formation sur les principes de protection des cultures.

Compétences renforcées :

  • Identifier les différents ennemis des cultures, dont les organismes nuisibles réglementés, et comprendre les facteurs qui les favorisent
  • Choisir les différentes méthodes de défense des cultures
  • Assurer la protection de la culture en respectant les BPP et BPA
  • Organiser et animer une formation interne pour renforcer les compétences du personnel chargé de réaliser l'application des PPP
Les experts-formateurs spécialisés en production, notamment biologique

Définition de la cible :

Cette thématique concerne :

  • Les prestataires de services qui fournissent une assistance technique aux managers, aux cadres des entreprises pour mettre en place des systèmes de production intégrée ou aider à la conversion à l'agriculture biologique (dans le respect des cahiers de charges et/ou des règlements sur l'agriculture biologique)
  • Les prestataires de services qui interviennent comme formateurs et/ou formateurs de formateurs (FF) ou coachs auprès de ces personnes (formation, animation, coaching…)

Justification : fournir une assistance technique en disposant à la fois de compétences étendues non seulement dans le domaine de l'agronomie et de l'agriculture biologique, mais aussi de compétences pédagogiques (animation, coaching et communication) pour être capable d'animer une équipe autour d'un projet. Dispenser des formations (ou FF) nécessite la maîtrise de compétences techniques (en agronomie et en agriculture biologique) et pédagogiques (capacités de communication, d'animation de groupes, de coaching, d'évaluation des compétences…). Dans la logique du dispositif en cascade, des experts ACP formés dans le domaine pédagogique sont également nécessaires, par exemple pour renforcer en compétences de communication les cadres intermédiaires des entreprises, ou les responsables des services d'inspection pour la formation interne des inspecteurs (formation de formateurs, par exemple au moyen des « Animations Pédagogiques »).

Compétences renforcées :

  • Connaître les systèmes de production durable ainsi que les exigences réglementaires et les principales normes volontaires privées dans le domaine de l'agriculture biologique et/ou de la durabilité
  • Identifier les impacts de certaines pratiques agronomiques sur l'environnement (utiliser des outils comme le SAE du COLEACP) et proposer des solutions durables
  • Maîtriser les principes des Bonnes Pratiques agronomiques
  • Élaborer et/ou gérer un programme de formation
  • Animer une « Formation de formateurs » (FF), coacher et évaluer les participants de la FF
Les experts-formateurs spécialisés en protection des cultures

Définition de la cible :

Cette thématique concerne :

  • Les prestataires de services qui fournissent une assistance technique aux managers, aux cadres des entreprises pour mettre en place des stratégies de lutte intégrée (ex : IPM) et/ou aux agents des services publics chargés des traitements phytosanitaires (ex : agents phytosanitaires)
  • Les prestataires de services qui interviennent comme formateurs et/ou formateurs de formateurs (FF) ou coachs auprès de ces personnes (formation, animation, coaching…)

Justification : fournir une assistance technique en disposant à la fois de compétences étendues dans le domaine de la protection des cultures et de compétences pédagogiques complémentaires (coaching et communication) pour être capable d'animer une équipe autour d'un projet. Dispenser des formations (ou FF) nécessite la maîtrise de compétences techniques (en agronomie et en protection des cultures) et pédagogiques (capacités de communication, d'animation de groupes, de coaching, d'évaluation des compétences…). Dans la logique du dispositif en cascade, des experts ACP formés dans le domaine pédagogique sont également nécessaires, par exemple pour renforcer en compétences de communication les cadres intermédiaires des entreprises, ou les responsables des services d'inspection pour la formation interne des inspecteurs (formation de formateurs, par exemple au moyen des « Animations Pédagogiques »).

Compétences renforcées :

  • Connaître les exigences réglementaires et les principales normes volontaires privées dans le domaine de la protection des cultures (PPP autorisés, LMR, sécurité, respect de l'environnement)
  • Identifier les différents ennemis des cultures (dont les organismes nuisibles réglementés) et maîtriser les principes de la surveillance des parcelles
  • Maîtriser les principes des Bonnes Pratiques Phytosanitaires
  • Élaborer et/ou gérer un programme de formation
  • Animer une « Formation de formateurs » (FF), coacher et évaluer les participants de la FF

Modifié le: vendredi 4 septembre 2026, 20:16